Les intérêts, sur cent euros de recettes
« Les intérêts de la dette n'ont jamais été aussi lourds »
En euros courants, c'est vrai : , le montant le plus élevé jamais publié. Mais sur cent euros de recettes publiques, les intérêts en prenaient en 1996, et en 2025. Rapportée aux recettes, la dette a presque doublé entre-temps, et son prix a chuté.
Pourquoi l'euro courant trompe
Un milliard de 1996 n'est pas un milliard d'aujourd'hui, et les recettes ont grandi en même temps que les prix. Comparer les de 1996 aux montants d'aujourd'hui ne dit pas si la charge pèse plus. Rapporter les intérêts aux recettes le dit : c'est ce qu'ils prennent sur ce qui rentre.
Le stock a presque doublé, le prix s'est effondré
En 1996, la dette valait de recettes, à un taux apparent (les intérêts de l'année rapportés à la dette) de . En 2025, elle en vaut , à . Le point bas récent date de 2020, à des recettes.
Ce que la baisse ne garantit pas
Le mouvement s'est inversé : les titres émis à taux bas arrivent à échéance et se renouvellent à des taux plus élevés. Un point de taux apparent en plus, sur le stock de 2025, c'est d'intérêts par an.
Cette page regarde le passé publié. Elle ne dit rien des prévisions de charge d'intérêts, qui reposent sur des hypothèses de taux, de déficit et parfois sur un autre périmètre que celui des comptes nationaux.
À vous
En 1996, la dette vaut 1,2 années de recettes, à 6,4 %. Les intérêts prennent 6,9 % des recettes, soit 45,1 Md€ courants.
Insee, tableaux 3.201 et 3.101, calcul du pipeline. Taux apparent : intérêts de l'année sur la dette de fin d'année précédente.